Chapitre 35 Iles Marquises (suite) D'Hiva Oa à Nuku Hiva
Photos commentées par Laurent
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Fatu Hiva, Hiva Oa, Tahuata, Ua Huka, Nuku Hiva, et bientôt Ua Pou… les mouillages marquisiens se suivent depuis plus d’un mois, tous plus somptueux les uns que les autres.
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Sur l’ile d’Hiva Oa, Brel et Gauguin reposent dans le cimetière d’Atuona (la seconde bourgade la plus importante des Marquises, 1000 habitants), et dominent le canal du Bordelais, séparant Hiva Oa de l’île de Tahuata.
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Chacune des six iles principales de l’archipel présente des paysages variés, depuis la plage de cocotiers jusqu’aux hautes cimes boisées de pins. Partout où l’on va, on en prend plein les yeux. Les marquisiens sont pour la plupart bien conscients de vivre dans un paradis, et rares sont ceux qui souhaiteraient vivre ailleurs.
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1.2. Sur L ile de Ua Huka, nous rencontrons Teki, instituteur, sculpteur de tikis, grand orateur, ex-futur maire de Hokatu, mais surtout indépendantiste et fier de l’être. Il y a 20 ans, Teki a fondé un parti politique pour rassembler ceux qui, comme lui, pensent que les Marquises peuvent s’en sortir sans « l’arrosage » systématique de la France. Mais des 300 électeurs répartis dans les 3 villages de l’ile, Téki n’a jamais dépassé les 30%, soit 90 personnes (ce qui doit aussi correspond au nombre de personnes dans sa famille). Téki est à Ua Huka ce que José Bové est à la France : il construit des barricades en barbelés sur les terrains que la France a « volé » à ces ancêtres... Bon, ses grandes théories sur « l’après indépendance » ne nous ont pas vraiment convaincus, mais qu’importe, Téki connait sur le bout des doigts l’Histoire de son peuple, et prend soin de tout nous expliquer. Pour nous aider à acquérir l'indépendance des Marquises, il faut en parler un maximum, nous dit-il !
3.4.5.6. Les Marquisiens étaient 50 000 en 1806, à l’arrivée des missionnaires. En 1920, ils n’étaient plus que 2000, ravagés par les maladies apportées par la civilisation (ils sont 8000 aujourd’hui). Il est surprenant de découvrir en pleine végétation de nombreux sites anciennement habités, ou vivaient les grandes tribus des vallées. Il y avait manifestement beaucoup plus de monde que dans les petits villages d’aujourd’hui. Nous apprenons la signification des tikis en pierre ou en bois omniprésents dans la nature, des tatouages sur les corps, des danses guerrières…

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Devant la plage, Delphine apprend à Hélène à faire des sacs en palmes de cocotier.
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La baie de Hanamenu était il y a 50 ans la plus peuplée de l’île d’Hiva Oa. Des suites d’un Tsunami en 1946 et d’une invasion de nonos (micro-moucherons à maxi piqures !), elle ne compte plus qu’un seul et unique habitant permanent, Eugène, et des chasseurs de temps en temps, comme ceux avec qui nous passons une journée. Mandragore ne désemplit pas de fruits, de viande salée… c’est l’abondance à bord !