Le voyage de Mandragore autour du Monde...

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Chapitre 43 : Tahiti et Moorea, février – juin 2011

 

Juin 2011… Déjà ! Et huit mois et demi de grossesse ! Le temps file vite… Avec le travail, ça file encore plus vite… Je profite de mon congé maternité pour vous envoyer de plus longues nouvelles. Bébé est toujours dans mon ventre, le terme est prévu le 5 juillet. Ma grossesse se passe très bien. Nous avons fait ma dernière écho la semaine dernière, tout va bien, il est bien positionné. Nous n’avons plus qu’à attendre quel jour il choisira pour poindre son nez !

 

 

 

Retour sur ces derniers mois…

 

Bébé, dans quelques années, si le site web de notre voyage existe toujours, tu souhaiteras sûrement jeter un œil sur cette période de ta vie, où peu à peu tu as pris ta place, écouter, ressenti le monde extérieur depuis ce milieu bien protégé et douillet que peut être le ventre d’une maman  C’est un vrai cap, la vie qui se transmet, une étape de la vie que l’on franchit, on peut aussi le voir comme « un coup de vieux » !! mais pour ce genre d’événement on ne pense pas à ça, bien au contraire !

 

Huit mois d’une grossesse qui s’est jusqu’à présent très bien déroulée, et bien soutenue par le futur Papa. Je pense bien fort à toutes les mamans, établies, en cours ou futures… Les complications ou difficultés d’une grossesse ne se choisissent pas. Comme le dit une amie « on n’est pas toutes égales dans une grossesse », c’est vrai et j’ajouterai que chaque grossesse ne se ressemble pas. Dans tous les cas, il faut penser à la belle récompense au bout…

 

Comme tous les couples, on prend au fil des mois des photos du ventre qui s’arrondit… Il parait qu’on le fait surtout pour le premier ! On verra pour le prochain !! De mois en mois...

 

Un souvenir m’a bien marquée pendant une des échographies, celle à 4 mois. Le gynéco se tourne vers nous : « Vous vouliez savoir si c’est un garçon ou une fille ? – Euh… oui… - Heureusement car regardez, il nous montre que ça à l’écran ! Si ce n’est pas un garçon à la sortie, je change de métier !! ». Quant à la dernière écho, vendredi, il nous a même montré son nez, sa bouche et son menton, de face ! Bon, d’accord ici on n’en est pas aux échographies en 3D comme dans certains hôpitaux en métropole, mais on se satisfait déjà largement de ces quelques photos. A 3 mois, à 4, à 8 !

 

Mandragore est toujours à son mouillage en eau turquoise près de la marina Taina. Ce mode de logement et transport a l'air de bien convenir à notre futur moussaillon, puisqu'il ne m'a pas fait ressentir le besoin de rejoindre la terre pendant ma grossesse. On s’était dit, si le besoin se fait sentir, nous rapprocherons le bateau du port pour éviter les trajets en annexe. Finalement nul besoin. Pour aller au boulot Laurent prend la petite annexe, pour ma part la plus grande, plus stable. Une fois devant le bateau, un pied sur l’annexe, l’autre dans le hublot de la cuisine, une main sur chaque chandelier, et le tout suit comme si on montait tranquillement un escalier ou une échelle. Et pour se baigner : sauter à l’eau reste toujours aussi simple, mais remonter à bord devenait plus compliqué… Laurent a rallongé l’échelle dans l’eau, et le tour est joué !

 

Mandragore est à présent prêt à recevoir son nouveau marin, il nous restera quelques petits aménagements à faire par la suite, mais pour les débuts du moins, tout est prêt. Un petit coup de peinture neuve dans la cabine avant, des travaux dans la salle de bains, la couture de nouvelles housses de banquettes pour le carré, avec du tissu étanche, tout en étant doux au toucher !

 

Concernant les balades en mer, les petits weekends à Moorea ces derniers mois, je n’ai pas eu le mal de mer. A part une fois, à 7 mois de grossesse, sur le retour du weekend de Pâques. Mais là, je crois que même sans être enceinte, j’aurais été barbouillée. La houle était bien plus formée que d’habitude, de belles vagues nous arrosaient régulièrement sur le pont. Evidemment, je n’aurais pas dû rentrer à l’intérieur, même juste le temps de me changer de mes affaires trempées. En remontant ça n’a pas fait un pli… Quant à Laurent, toujours constant à la barre, je ne l’ai jamais vu malade ! A part ce petit désagrément du retour, ce weekend se ponctue d’escales agréables entre Vaiare, Pointe Temae, Cook, puis Opunohu. Evidemment Laurent ne rate pas ce moment pour essayer er perfectionner sa pirogue dès la moindre brise ! Pointe Temae, puis à Opunohu, nous retrouvons nos amis du voilier « Lares ».

  

Remontant plus difficilement sur la pirogue avec mon gros ventre, nous inventons une nouvelle manière de faire de la pirogue : Laurent navigue à la voile sur sa pirogue au-dessus des patates de corail, et me traîne derrière lui. La tête dans l’eau avec mon masque et mon tuba, juste une main accrochée à la main courante de la pirogue, j’ai juste à profiter du spectacle magique des poissons et patates de corail. Même pas besoin de nager ! C’est ce que nous appelons le « tracto-pirogue » ! Sur Opunohu, je vois sur notre passage une raie, puis deux requins. Les deux requins passent devant la pirogue, tout simplement curieux par notre embarcation, puis s’éloignent tranquillement. Ce sont des pointes noires, je n’ai donc aucune crainte. Sauf que… Laurent trouve très drôle de me tapoter les fesses avec sa rame 30 secondes après, alors que j’ai toujours la tête sous l’eau à regarder les poissons. Grosse frayeur !!!!!! Je crie, sors la tête de l’eau, et vois Laurent qui éclate de rire !

 

La Maroto fin mars, Laurent en courant, Hélène à vélo. Dans les côtes, Laurent en vélo, Hélène en marchant. Impec jusqu'au Relais de la Maroto et au Fare Ape. Juste une crevaison sur le retour.

Pour Laurent, c'est un bon entrainement avant la Transtahitienne, un raid à vélo et à pied qui traverse Tahiti par la montagne pendant deux jours. Bravo les gars ! Après deux crevaisons et autres déboires... Laurent et son copain Jojo ont quand même réussi à ne pas terminer dernier, et même arriver avant Seb, Serge et Véro !

 

La Maroto mi-avril… C’est peut-être le dernier weekend où l’on peut se faire la vallée de la Maroto en moto d’ici l’accouchement. Est-ce qu’on le fait ? On le fait pas ? Super weekend, baignade dans la rivière en guise de récompense près du Relais de la Maroto. Juste quelques contractions en fin de journée, qui me rappellent à l’ordre. Ok, c’était le dernier. A partir de maintenant, on s’organisera des weekends plus calmes.      

 

Par exemple, balades sur la presqu'île, Tahiti Iti, le plateau de Taravao et ses paysages de Normandie, ou encore baignade dans une rivière du nrd de Tahiti Nui, en s'enfonçant dans une de ses magnifiques vallées :

 

Quand on est en âge de faire des bébés, on a forcément de nombreuses copines qui font des bébés autour de soi. Et au printemps, leur éclosion est particulièrement prolifique : Anaë, fille de Julie et Seb ; Anaiïti, fille d’Aurélie et Antoine ; Hiva, fils de Cybèle et Teva. Quand à Jade, fille de Julien et Meryl, elle fête déjà sa première année !

 

Toujours une bonne ambiance à la marina et des bons moments partagés avec nos amis terriens ou nos voisins de bateau. Certains comme nous travaillent à terre, d’autres en escale s’apprêtent à repartir à partir une fois les divers travaux achevés et la saison cyclonique passée. Bon vent à vous tous, La Mandragore, Julo, Vent de Soleil…!

 

11 mars, alerte tsunami suite au tremblement de terre japonais. Un enchaînement terrible de catastrophes s’abat sur le Japon...

Comme l’an passé pendant la dernière alerte tsunami, tous les bateaux sortent du lagon pour se mettre à l’abri en haute mer en attendant le passage de la vague, puis rentrent tranquillement en fil indienne une fois l’alerte levée par les autorités.

 

 

Weekend sur la presqu’île de Tahiti, partie de l’île toujours aussi belle et verdoyante… Les chevaux de la pension Bonjouir apprécient s'inviter à table... Balade vers la casacde. Anaë, un mois, et sa première têtée en pleine nature

 

Ce printemps marque le retour de beaux événements sportifs, comme les courses de pirogues ou les competitions de surf, comme la Taapuna Regata, compet de surf à la sortie de la passe de Taapuna, près de notre mouillage. On peut s’en approcher de près avec notre annexe. Cette année, les conditions sont idéales, de belles vagues pour les compétiteurs. Sur notre retour, quelques photos dans le lagon avant le coucher du soleil. Contraste avec la passe où se terrmine la compétition à quelques centaines de mètres :

 

C’est aussi le retour du fameux « Heiva », grand concours annuel de danses, chants et événements culturels et sportifs traditionnels polynésiens. Le Heiva dure tout le mois de juillet, mais dès juin se déroule le Heiva des Ecoles, sur la même place, Place Toata, la place principale de Papeete. Et ce soir notamment danse la troupe de l’école de Makau Foster… troupe où j’avais pris des cours avec des amies avant ma grossesse. La plus jeune des danseuses ce soir a 3 ans ! Et offre au public un beau solo de danse ! Ca promet !

Et pour terminer, la dernière photo du bidon prise ce weekend, donc 8 mois, presque 1/2 ! A bientôt dans le prochain carnet… avec sûrement quelques photos du nouvel équipier de Mandragore !